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Partagez votre fierté : Pourquoi Ryan croit-il au pouvoir de l’alliance inclusive?

juin 7, 2021

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Pour célébrer le mois de la Fierté, une période d’action et de célébration de la communauté LGBTQ2S+, nous ferons part des expériences ouvertes et honnêtes de certains membres LGBTQ2S+ de notre équipe et de la façon dont ils partagent leur fierté ce mois-ci et au-delà.

C’est le moment pour nous tous de faire la promotion du progrès et de l’égalité en réunissant virtuellement des gens de tous les horizons sous un arc-en-ciel partagé de diversité et d’inclusion. Ryan Pinheiro, membre de notre équipe Expérience client, nous raconte sa sortie du placard et nous fait part de l’importance d’être un allié.

Parle-nous de toi et de ton expérience d’affirmation de ton identité en tant que membre de la communauté LGBTQ2S+.

J’ai méthodiquement préparé mon « coming out » avec des plans B et des plans d’urgence, car je ne savais pas comment mes parents allaient réagir. J’ai d’abord révélé mon identité sexuelle à mon meilleur ami quand j’avais 18 ans, puis à mes sœurs à 21 ans. À l’âge de 25 ans, j’étais prêt à le dire à mes parents. J’avais obtenu mon diplôme universitaire, je travaillais à temps plein et j’avais économisé de l’argent pour un loyer si les choses tournaient mal, mais heureusement, ça n’a pas été nécessaire. J’ai finalement annoncé la nouvelle à mes parents, et ma mère (une ancienne présidente de la Ligue des femmes catholiques) a accueilli la nouvelle en me disant qu’elle l’avait toujours su. Mon père est resté silencieux; il n’a pas dit un mot. C’était typique de lui, car il ne partageait jamais ses sentiments et était un père très « macho ».

Le lendemain, j’ai entendu frapper à la porte de ma chambre. C’était mon père. Il a commencé par dire combien il était fier que je sois le premier de la famille à obtenir un diplôme universitaire et à avoir un emploi à temps plein. Il m’a ensuite félicité d’avoir affirmé mon identité et m’a tendu la main pour que je la serre. J’ai fondu en larmes et je lui ai dit : « Ce n’est pas comme si j’avais été promu gai, papa. Je suis né avec cette distinction. » Puis il m’a pris dans ses bras et m’a dit : « Tu seras toujours mon fils et tu feras toujours partie de cette famille. »

C’est alors que j’ai enfin senti que je pouvais être moi-même – parce que ma famille m’acceptait et m’aimait pour ce que j’étais.

Comment as-tu vécu l’expérience sur le lieu de travail en tant que membre de la communauté LGBTQ2S+?

Au début de ma carrière (à l’extérieur de Rogers), j’ai dû faire face à des obstacles. Par exemple, je me suis fait dire que j’étais trop féminin pour occuper un poste de direction et que je devais agir d’une certaine manière. J’ai été victime de discrimination en raison de la couleur de ma peau et de ma façon de parler.

Cependant, lorsque j’ai rejoint Rogers, tout a changé. J’ai été accueilli, j’ai été accepté et, surtout, je me suis senti apprécié.

Le plus grand défi que je rencontre encore, c’est lorsque je relève d’un nouveau patron et que je dois à nouveau affirmer mon identité. Même si nous avons encore beaucoup de chemin à faire pour atteindre la pleine inclusion, je suis fier de dire que le fait d’être moi-même au travail ne m’a pas empêché de collaborer. En fait, ça m’a permis d’utiliser ma plateforme de leadership et mon rôle dans Spectrum (groupe de soutien pour les employés qui appuie les employés LGBTQ2S+) pour continuer d’encourager tous les employés à être eux-mêmes au travail.

Parle-nous d’un moment de ta vie où tu as ressenti le plus de fierté pour ta communauté.

C’était en octobre 2019, pendant le Mois de l’histoire des personnes LGBTQ2S+. En tant que président du groupe Communauté et entraide de Spectrum, j’ai travaillé avec nos équipes régionales pour organiser une journée nationale du bénévolat, au cours de laquelle nous avons fait du bénévolat dans des organisations d’un bout à l’autre du pays afin de redonner à notre communauté. J’ai adoré la mobilisation qui s’est manifestée dans tout le pays et j’ai été particulièrement fier que l’équipe de Toronto ait établi un record absolu pour le nombre de trousses créées à Casey House. Ce qui est encore plus formidable à propos de cet événement, c’est qu’une équipe du Soutien technique (tous alliés) s’est présentée, a appris, et s’est sentie outillée et sensibilisée face aux problèmes auxquels notre communauté est confrontée.

Le fait de savoir que des événements comme celui-ci ont rassemblé des personnes pour le bien commun et ont ouvert le cœur des gens à la diversité en dit long sur les personnes qui travaillent chez Rogers.

L’alliance inclusive s’étend au-delà du mois de juin. Comment les alliés peuvent-ils soutenir la communauté tout au long de l’année?

À tous mes collègues et amis qui sont des alliés : participez à la célébration, souhaitez à vos collègues qui « s’identifient » un bon mois de la Fierté et contribuez à être le catalyseur d’une culture inclusive. Je souhaite à tous, et en particulier aux alliés, un bon mois de la Fierté, car ce sont les alliés qui se sont également dressés face à la haine, qui ont participé aux manifestations, qui se sont portés volontaires et qui ont contribué à changer les choses.

Notre communauté comprend l’un des groupes les plus diversifiés de personnes issues de toutes les ethnies et de tous les milieux. Lorsque chacun peut exprimer pleinement son identité au travail, nous pouvons collaborer de façon inclusive, innover de manière diversifiée et nous donner plus de possibilités.

Comment vas-tu partager ta fierté cette année?

Si tout se passe bien et que nous pouvons nous réunir, je prévois une petite rencontre avec mes amis les plus proches et ma famille pour un barbecue de la Fierté et, bien sûr, assister à nos événements de la Fierté internes. Je suis aussi très enthousiaste à l’idée de tous les événements qui se dérouleront au cours de l’été, alors que nous continuerons à célébrer la Fierté d’un océan à l’autre!

Merci d’avoir partagé ta fierté, Ryan!