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Partagez votre fierté : En tant que personne bispirituelle, Clay fait part des défis et des victoires associés à l’affirmation de son identité

juin 23, 2021

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Pour célébrer le mois de la Fierté, nous ferons part des expériences honnêtes et transparentes de certains membres LGBTQ2S+ de notre équipe et de la façon dont ils partagent leur fierté ce mois-ci et au-delà. 

En tant que conseiller⋅ère en magasin à Grande Prairie, en Alberta, Clay Wyght interagit avec des clients de tous les horizons. En tant que personne autochtone et bispirituelle, Clay croit fermement que « nos origines, notre sexualité, notre genre et notre religion sont des éléments qui constituent notre identité. Ne laisse personne te faire croire que tu dois avoir une certaine apparence ou te comporter d’une certaine façon pour être accepté⋅e – c’est faux. »

Voici l’histoire de Clay.

Parle-nous de toi et de ton expérience d’affirmation de ton identité en tant que membre de la communauté LGBTQ2S+. 

Cette année, j’ai fini par accepter que j’étais une personne bispirituelle. Il s’agit d’un processus d’affirmation qui est plus personnel et spirituel, ainsi qu’un parcours continu. Je suis encore en train de découvrir ce que cela signifie pour moi d’être bispirituel⋅le. Ma famille et mon mari m’offrent leur soutien et leur amour dans ce processus.

Ma première expérience d’affirmation a été difficile, à un tel point que c’est quelqu’un d’autre qui a ouvert la porte du « placard ». Je n’ai pas choisi de faire cette révélation et je m’inquiétais de ce que ma famille pouvait penser. J’ai eu tort de m’inquiéter.

À 16 ans, j’ai été forcé de révéler à mon père et à la police que j’étais bicurieux. Un garçon d’une autre ville me menaçait parce que je sortais avec la même personne que lui – ce que j’ignorais. J’ai parlé à un policier au téléphone et lui ai expliqué que ce jeune me menaçait parce qu’il croyait que j’avais embrassé son petit ami. Lorsque le policier m’a demandé pourquoi ce garçon croyait une telle chose, je lui ai dit que j’avais besoin d’un moment pour parler avec mon père. Les secondes qui ont suivi m’ont semblé interminables : j’ai posé le téléphone, j’ai regardé mon père et je lui ai dit que son fils unique était bicurieux. Mon père a ri, il ne savait pas ce que ça signifiait. Je lui ai expliqué que ça voulait dire que je croyais que j’aimais les garçons et les filles, mais que j’étais « certain » d’être attiré par les filles. Il a ri de nouveau et a dit : « Quoi que tu fasses, tu restes mon fils et ça ne change rien à mon amour pour toi. » 

Deux semaines plus tard, j’étais dans le semi‑remorque de mon père et je chantais à tue-tête Barbie Girl d’Aqua lorsqu’il a éteint la musique : le signal parental universel pour « j’ai à te parler ». Mon père m’a regardé, a inspiré profondément et m’a dit : « Clay, tu n’es pas bicurieux, ni bisexuel, et tu es encore moins hétérosexuel. Tu es gai. » Tout ce que j’ai trouvé à lui dire, c’est « Tu as raison ». Puis, mon père m’a dit quelque chose que je n’oublierai jamais : « Bon, maintenant que tu es sorti du placard, ne laisse personne t’y renvoyer, même pas Dieu. » 

C’est à ce moment-là que j’ai compris que je pouvais affirmer haut et fort mon identité, car personne n’avait le droit de me dire que je ne méritais pas le bonheur. 

Maintenant que tu as du recul, quel conseil donnerais-tu au jeune Clay pour qu’iel vive en paix avec son identité? 

« Clay, l’identité évolue. Ton origine, ta sexualité, ton genre et ta religion forgent ton identité. Ne laisse personne te faire croire que tu dois avoir une certaine apparence ou te comporter d’une certaine façon pour être accepté – c’est faux. Il y a un tas de personnes qui t’aime et, un jour, tu épouseras l’homme le plus merveilleux au monde. Tu devras relever des défis, tu perdras des amis et, pendant un certain temps, tu traverseras la période la plus sombre que tu puisses imaginer. Mais tu en ressortiras plus fort et les amis qui resteront à tes côtés, ainsi que les nouveaux que tu rencontreras, te soutiendront dans les bons comme dans les mauvais moments. Clay, ne laisse jamais la façon dont les autres te traitent déterminer ton bonheur. Comme un ami te le dira à 21 ans : « N’aie pas peur d’être toi-même, parce que la personne que tu es est vraiment géniale. »

Comment vas-tu partager ta fierté cette année? 

Je partagerai ma fierté cette année en assumant pleinement qui je suis. Je soutiendrai les événements locaux et internes pour la Fierté, qu’ils se déroulent en personne ou virtuellement. Je passerai également le plus de temps de qualité possible avec mon mari.