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Mois du patrimoine asiatique - Delia Pan souligne l’importance d’être culturellement authentique

Le thème du Mois du patrimoine asiatique de 2021, « Reconnaissance, résilience et audace », reflète parfaitement les différentes histoires de notre communauté asiatique chez Rogers, une communauté ancrée dans la résilience et la persévérance. Cette année, ces mots sont encore plus importants, puisque nous soulignons et célébrons les contributions de la communauté asiatique à l’histoire du Canada tout en continuant de lutter contre le racisme anti-asiatique.

Tout au long du Mois du patrimoine asiatique, nous braquerons les projecteurs sur des membres du Réseau de la communauté asiatique de Rogers. Nous parlerons de leurs réalisations et de leurs contributions qui ont transcendé les frontières et les générations, et nous reconnaîtrons le rôle essentiel qu’ils jouent dans notre entreprise et notre pays.

Voici l’histoire de Delia Pan, vice-présidente, Cycle de vie, Sans-fil, chez Rogers.

Delia, comme immigrante de première génération, qu’est-ce qui t’a poussé à immigrer au Canada?

Je suis née et j’ai grandi en Chine, et j’ai décidé d’immigrer au Canada pour poursuivre mon MBA après avoir obtenu mon diplôme. J’ai choisi le programme de MBA de la Ivey Business School de l’Université Western, car il était reconnu comme l’un des meilleurs programmes de MBA au Canada, et parce qu’en Chine, il y avait du prestige à obtenir un MBA à l’étranger et à avoir une visibilité internationale.

En tant qu’étudiante internationale à l’Université Western, j’ai présenté ma candidature pour quelques emplois de stagiaire afin de gagner un revenu tout en acquérant une expérience professionnelle au Canada. J’ai fini par choisir un stage chez Rogers parce qu’à l’époque, le secteur de la technologie était en plein essor. J’étais et je suis encore passionnée par les données, et ce qui m’attirait le plus, c’était de pouvoir exploiter les données pour influencer les décisions de marketing.  

Tu as certainement brisé le plafond de verre chez Rogers. Parle-nous de ton expérience.

Je ne me suis pas jointe à Rogers avec l’intention de devenir vice-présidente des services sans-fil. Alors que j’étais sur le point d’obtenir mon diplôme de l’Université Western et que je réfléchissais à mon avenir, j’ai réalisé que j’aimais réellement la technologie – et les télécommunications en particulier – et que j’aimais vraiment vivre au Canada. Je suis arrivée ici en tant qu’étudiante et je me suis jointe à Rogers sans faire partie d’un réseau d’affaires, sans expérience au Canada, et sans relations. J’étais nouvelle au pays, et les normes et la culture canadiennes m’échappaient en grande partie. De nombreux dirigeants ont tissé des liens grâce au golf et au baseball, et moi, je ne comprenais pas vraiment les sports et parler de la pluie et du beau temps n’était pas ma force. À l’époque, je pensais que de nombreux facteurs jouaient contre moi dans ce domaine, et ils étaient évidents. J’étais une femme, je n’avais pas beaucoup d’expérience au Canada et je n’avais pas de parrains qui pouvaient me donner le soutien et l’orientation professionnelle dont j’avais besoin. À cause de cela, je me percevais comme étant limitée, et j’avais ces croyances négatives et autodestructrices selon lesquelles je ne serais pas capable d’avancer beaucoup plus loin. En repensant à mes débuts chez Rogers, je me suis rendu compte que je m’étais imposé un plafond qui m’empêchait d’aller plus loin.

Au fil de mon parcours chez Rogers et en voyant les gens progresser dans leur carrière, j’ai réalisé que toute personne, quels que soient sa culture, son réseau ou ses expériences, peut être reconnue et appréciée. Je travaillais dur comme tout le monde, j’étais capable et intelligente, et j’avais autant de valeur que les autres pour faire progresser ma carrière sans avoir à m’assimiler ou à changer qui j’étais pour me conformer à ce que je percevais comme les normes d’entreprise canadiennes. J’ai également eu la chance de développer des relations avec des mentors qui m’ont soutenu tout au long de ma carrière et m’ont offert des occasions d’apprentissage, de croissance et d’épanouissement.

Quelle importance accordes-tu à la représentation chez Rogers?

Je pense qu’il est important de montrer la représentation au sein de notre équipe de direction chez Rogers, mais il est encore plus important de voir l’équipe de direction avoir une incidence, être passionnée par notre entreprise et être le moteur du changement.

Je n’ai jamais eu l’intention d’être une femme minoritaire qui brise les barrières chez Rogers. Je suis venue dans ce pays et chez Rogers avec l’intention de travailler dur, d’apprendre autant que possible et de créer de la valeur dans mon travail. Ce que j’ai appris sur moi-même, et la raison pour laquelle j’encourage mes employés à être culturellement authentiques, c’est que le fait d’être immigrante et de pouvoir parler une autre langue est un avantage. J’aime beaucoup l’humoriste Trevor Noah. Dans l’une de ses émissions spéciales, il a reconnu les avantages d’être un étranger, et ses mots m’ont vraiment touchée : « Dans un pays où tout le monde est divisé, si vous êtes la personne qui peut parler toutes les langues, vous possédez quelque chose que personne d’autre n’a. ».