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Les prix des services sans-fil au Canada diminuent – les faits que personne ne vous dit

Rogers lance un blogue sur les politiques et la réglementation afin d’approfondir la compréhension des principaux enjeux de notre secteur et de contribuer à la conversation nationale sur le rôle important de la connectivité dans la réussite à long terme du Canada.

Nous commençons avec un sujet qui est toujours d’actualité au Canada : la tarification des services sans-fil.

Entre les études trimestrielles et annuelles sur les prix des services sans-fil, l’instance d’examen des services sans fil mobiles en cours du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (l’organisme de réglementation de l’industrie) et le lancement récent par le gouvernement fédéral de rapports de suivi trimestriels qui calculent les prix de certains forfaits, le débat sur le coût des services sans-fil au Canada semble toujours faire les manchettes.

Dans son ensemble, l’examen de cette question ne comprend pas de données clés et donne une image inexacte de la situation, ce qui donne à penser que le prix du service sans-fil au Canada, en particulier les données, demeure élevé et inchangé. En fait, c’est le contraire. Les prix des services sans-fil diminuent, et les consommateurs en ont plus pour leur argent.

Les prix diminuent à mesure que l’utilisation augmente – il faut tenir compte de ces deux facteurs

Nous suivons le prix que nos clients paient par gigaoctet de données pour toutes nos marques de services sans-fil – Rogers, Fido et chatr – en divisant les revenus de données[1] par le trafic de données sur notre réseau[2]. Ce simple calcul indique que le prix relatif des données – le coût par gigaoctet – a diminué de plus de 50 % au cours des cinq dernières années et de près de 70 % depuis 2013.

La surveillance du coût unitaire tient compte à la fois du prix et de l’utilisation de données, ce que les études de prix prennent rarement en considération. Si on ne considère pas ces deux aspects, on obtient une image incomplète. Par exemple, si un client paie 50 $ pour un forfait de 4 Go la première année et que l’année suivante, le forfait offre 6 Go de données pour 50 $, le consommateur paie moins par Go et en a plus pour son argent.

Nous savons que les clients veulent et utilisent plus de données. Un an après avoir lancé les forfaits illimités Infini de Rogers sans frais d’utilisation excédentaire, nous avions plus de 1,9 million d’abonnés (à la fin de juin 2020) et au premier semestre de cette année, cette base d’abonnés a augmenté de 36 %[3]. (Soit dit en passant, lorsque nous avons lancé les forfaits illimités Infini de Rogers en juin 2019, le prix des forfaits de 10 Go a chuté de 25 % du jour au lendemain.)

Entre-temps, une augmentation de l’utilisation a nécessité une augmentation des investissements en capital pour permettre la croissance de l’utilisation de données. Le calcul du prix par gigaoctet reflète plus fidèlement l’avantage sous-jacent dont bénéficie le client.

Les données gouvernementales montrent que les prix diminuent dans l’ensemble de l’industrie

Qu’en est-il de l’industrie dans son ensemble? L’indice de service cellulaire de Statistique Canada montre que les prix de l’industrie continuent de baisser, chutant de 12 % entre juin 2019 et juin 2020.

L’indice de service cellulaire est disponible uniquement sur demande et mesure le taux mensuel de variation des prix des services de téléphonie cellulaire achetés par les consommateurs canadiens. Cet indice est plus complet et plus représentatif que les simples études de prix, et compare le coût d’un panier fixe de biens et de services (c.‑à‑d. les services cellulaires) achetés par les consommateurs canadiens en un mois. Comme le panier contient des produits et des services d’une quantité et d’une qualité inchangées ou équivalentes, l’indice reflète le prix que les consommateurs paient réellement.

L’indice de service cellulaire montre clairement que le prix des forfaits de téléphonie cellulaire a diminué au cours de la dernière année. En fait, la moitié de l’objectif du gouvernement fédéral de réduire de 25 % les prix des services sans-fil a été atteinte au cours des 12 derniers mois.

Pourquoi est-ce important pour les Canadiens?

Les décisions stratégiques doivent être fondées sur des faits. Et le simple fait de répéter une opinion – comme nous le voyons parfois dans le discours sur les prix des services sans-fil au Canada – ne fait pas de cela un fait. Ces décisions pourraient avoir des conséquences particulièrement graves pour les Canadiens si l’organisme de réglementation décidait d’imposer l’accès à faible coût aux exploitants de réseaux mobiles virtuels (ERMV) qui n’investissent pas dans les réseaux.

Les fournisseurs de services dotés d’installations ont investi plus de 70 milliards de dollars dans la construction de réseaux sans-fil qui sont parmi les plus rapides et les plus largement disponibles au monde, la couverture LTE atteignant 99 % de la population. En raison d’un environnement concurrentiel et d’investissements soutenus, les prix continuent de baisser et les Canadiens en ont plus pour leur argent. Au moment où le Canada se remet de la pandémie de COVID-19, il est essentiel d’encourager ceux qui investiront dans la prochaine génération de technologies sans-fil – les fournisseurs de services dotés d’installations.

Si vous tenez compte des faits sur les prix des services sans-fil, il est clair que les décideurs doivent tenir compte d’un certain nombre de facteurs : l’utilisation accrue des données, la disponibilité de forfaits comportant plus de données et de forfaits illimités qui offrent plus de valeur, et la nécessité de poursuivre les investissements et l’expansion dans un plus grand nombre de communautés partout au pays. La politique de longue date visant à encourager la concurrence sur les marchés fonctionne. Elle fait baisser les prix des services sans-fil, augmente la valeur pour les consommateurs canadiens et offre une expérience de réseau de classe mondiale.

Ted Woodhead est premier vice-président, Affaires réglementaires, Rogers


[1] À l’exclusion des revenus d’itinérance.
[2] À l’exclusion de l’itinérance d’autres fournisseurs sur notre réseau.
[3] Résultats de Rogers pour le deuxième trimestre de 2020.