Notre histoire

Ted Rogers

Ted Rogers était une icône canadienne. Dans les jours qui ont suivi son décès, ils sont nombreux à avoir reconnu que Ted était le plus grand entrepreneur canadien du XXe siècle.

Pionnier visionnaire dans l’industrie des communications, M. Rogers s’est fait connaître pour son ardeur au travail; il était toujours à la recherche de la prochaine grosse affaire ou de la prochaine innovation technologique qu’il pourrait commercialiser. Et il y en avait beaucoup, par exemple : la radio FM dans les années 1960, la télé par câble qui offrait des images d’une clarté exceptionnelle dans les années 1970, les téléphones cellulaires dans les années 1980 et aujourd’hui, le service Internet haute vitesse à la maison, le service sans-fil pour l’envoi de courriels, la navigation sur Internet et la lecture de vidéos en ligne.

Ted Rogers avait l’étonnante capacité de déceler la prochaine tendance en matière de communications, de la devancer et de positionner Rogers comme leader de segment. Il a fait de Rogers Communications la plus grande entreprise de services sans-fil et le plus important fournisseur de services de câblodistribution au pays. Parmi ses importantes propriétés médiatiques, Rogers compte de nombreuses stations de télévision et de radio, les Toronto Blue Jays et le Rogers Centre.

Diplômé de l’Université de Toronto et de la Osgoode Hall Law School, Ted était avocat de formation, mais entrepreneur de nature. Même à la fin, on pouvait lire sur sa carte professionnelle : « Ted Rogers, Vendeur principal ».

Il a acquis sa réputation d’innovateur et de preneur de risques au début de sa carrière, alors qu’il étudiait encore à la faculté de droit, il a acheté la station de radio CHFI-FM de Toronto en 1960, à une époque où seulement 5 % des ménages de la ville possédaient des récepteurs FM.

Il a prétendu que c’était dans ses gènes. Son père, Edward Rogers, autrefois acclamé comme un « petit génie » dans les journaux du monde entier, a inventé la radio électrique et a travaillé à la création d’autres appareils de communication qui font désormais partie de notre quotidien, comme le téléviseur ou le radar.

Lorsqu’il est décédé prématurément à l’âge de 38 ans, en 1939, alors que Ted n’avait que cinq ans, l’empire naissant de Rogers a été vendu. Ted disait souvent qu’il avait passé sa vie à reconstruire ce qui lui avait été injustement enlevé.

Bien que sa vie ait été jalonnée de succès, M. Rogers avait gardé un côté énigmatique. Il pouvait être extrêmement charmant ou laisser libre cours à son tempérament colérique bien connu. Son éthique de travail était légendaire et les conflits le stimulaient. Il s’attendait à ce que son équipe de gestion travaille aussi fort que lui. Sa personnalité et son éthique de travail inspiraient une grande loyauté.

Beaucoup de ses idées lui sont venues en écoutant son entourage. Il était toujours curieux de savoir ce que les autres pensaient, il tirait parti de l’expertise des ingénieures et ingénieurs, il obtenait le point de vue des spécialistes dans l’équipe de première ligne du Service à la clientèle et il parlait aux clientes et clients qu’il rencontrait dans la rue.

En 1990, M. Rogers a été nommé officier de l’Ordre du Canada et, en 1994, il a été intronisé au Temple de la renommée de l’entreprise canadienne. En 2002, il a été le premier Canadien à être intronisé au Cable Hall of Fame à Denver. Toujours en 2002, Ted et son épouse Loretta ont été nommés philanthropes exceptionnels de l’année par l’Association des professionnels en philanthropie. Au fil des ans, il a reçu huit doctorats honorifiques d’universités nord-américaines.

En 2000, le magazine Toronto Life a nommé Ted Rogers « l’homme de l’année ». En quelques mois seulement, il a fait ce qu’il fallait pour sauver l’équipe de baseball en difficulté de la ville, les Toronto Blue Jays.

Par la suite, Ted et Loretta ont fait don de 25 millions de dollars à l’Université de Toronto (le plus important don personnel jamais versé à l’établissement) et de 10 millions de dollars à l’Université Ryerson. En 2007, l’Université Ryerson a reçu un montant supplémentaire de 15 millions de dollars de la part de Rogers, et aujourd’hui, son école de gestion porte le nom de Ted Rogers. Au fil des ans, Ted et Loretta ont également fait don de dizaines de millions de dollars à des organismes caritatifs comme le Toronto General Hospital, le Toronto Western Hospital, le Sunnybrook Health Sciences Centre, le Woodstock General Hospital, Sheena’s Place et la Mayo Clinic à Rochester, au Minnesota, où il avait subi une intervention chirurgicale au cœur.

En octobre 2008, l’autobiographie de Ted Rogers, intitulée « Relentless: The True Story of the Man Behind Rogers Communications », a été publiée par HarperCollins. Elle est rapidement devenue un ouvrage à succès. À l’image de Ted, le livre raconte de manière honnête la vie d’un entrepreneur légendaire qui parle de ses réussites et de ses échecs et il amène le lecteur à voir au-delà du nom de l’entreprise et à faire connaissance avec l’homme qu’il est.

Ted Rogers laisse derrière lui non seulement un héritage incomparable, mais aussi une entreprise de premier rang qui porte fièrement son nom et qui poursuit son travail et ses passions.