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ROGERS DONNE UN APPUI CONDITIONNEL À L'ACQUISITION DE CTV PAR BCE, MAIS S'OPPOSE ENCORE UNE FOIS À LA COMPENSATION POUR LA VALEUR DES SIGNAUX/AU TARIF DE DISTRIBUTION

TORONTO, le 12 janv. /CNW/ – Rogers a donné aujourd’hui son appui, sous certaines conditions, à la demande
d’achat de CTV par BCE tout en renouvelant son opposition à la mise en
place proposée d’un système de compensation pour la valeur des signaux
au Canada.

« Ces débats ont remis la question de la valeur des signaux sur le
tapis », a déclaré Phil Lind, vice-président du conseil
d’administration de Rogers. « CTV et Global ont soutenu pendant quelque
temps que la compensation pour la valeur des signaux était requise pour
assurer la viabilité économique de leurs activités. Comme ces deux
diffuseurs sont en voie d’être acquis par des distributeurs importants,
les raisons données pour soutenir ce système de compensation ne
tiennent plus. »

« À l’avenir, CTV, TVA et Global Television seront détenues et
contrôlées par de grandes sociétés bien financées, lesquelles possèdent
et contrôlent aussi les plus importants réseaux de distribution de
radiodiffusion au Canada. Ce ne sont pas là des sociétés qui doivent
être soutenues financièrement par les consommateurs canadiens », a
expliqué M. Lind.

Avant d’accepter d’acheter CTV, Bell, appuyée par Rogers, Cogeco, Shaw
et Telus, a sans cesse plaidé contre l’imposition aux consommateurs
d’un système de compensation pour la valeur des signaux. Les cinq
sociétés ont contesté à l’unisson devant la Cour d’appel fédérale
l’habilité du CRTC d’imposer un système de compensation pour la valeur
des signaux.

La récession économique de 2008-2009, comme la réduction des revenus
publicitaires qu’elle a entraînée, est chose du passé. ZenithOptimedia,
principale agence d’achat de médias au Canada, estime que les dépenses
en publicité à la télévision traditionnelle au Canada ont augmenté à un
taux de 7,5 % pendant l’exercice 2009-2010 des diffuseurs. En 2011, on
s’attend à ce que les dépenses totales en publicité dans ce secteur
retrouvent leur niveau de 2007.

L’expérience américaine relative au tarif de distribution ne se déroule
pas bien. Les téléspectateurs américains ont été les victimes des
pressions exercées par les diffuseurs sur les distributeurs pour que
ces derniers paient plus et ont ainsi été privés de leurs émissions
favorites. Il est de notoriété publique que de grands réseaux
américains, comme FOX et CBS, demandent maintenant des frais mensuels
de retransmission aussi élevés que 1 $ par abonné et par signal, et que
des frais « accélérateurs » sont inclus aux contrats types de trois
ans. Le signal d’émissions reconnues, comme la remise des Oscars et la
série mondiale de baseball, a été interrompu. Les consommateurs
canadiens n’accepteraient aucune de ces retombées, que ce soit des
frais mensuels élevés ou l’interruption des signaux.

« À la lumière de l’évolution de la situation financière des
télédiffuseurs en direct canadiens et de l’état du système de
compensation pour la valeur des signaux aux États-Unis, la mise en
place d’un tel système au Canada n’a aucun sens », a conclu M. Lind.
« Notre appui à la demande de Bell est conditionnelle au fait que Bell
maintienne l’opposition catégorique au concept de compensation pour la
valeur des signaux qu’elle a déjà clairement exposée et qu’elle ne
permette pas aux stations du réseau CTV de tenter de s’enrichir (et
d’enrichir BCE) aux dépens des consommateurs canadiens en participant à
quelque futur système de compensation pour la valeur des signaux que ce
soit. »

Rogers Communications Inc.

Rogers Communications est une société canadienne diversifiée de
communications et de médias. Rogers est le plus important fournisseur
de services sans fil pour la transmission de voix et de données et l’un
des principaux fournisseurs canadiens de services de télévision par
câble, d’Internet haute vitesse et de téléphonie. Par le truchement de
sa division Media, la société œuvre dans les domaines de la radio et de
la télévision, du télé-achat, de l’édition (magazines grand public et
revues spécialisées) et du divertissement sportif. La société est
inscrite à la Bourse de Toronto (RCI.A et RCI.B) et à la Bourse de New
York (RCI). Pour obtenir de plus amples renseignements sur le groupe de
sociétés Rogers, veuillez consulter le site
www.rogers.com.