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La psychologue clinicienne Tatijana Busic se joint à nous pour souligner la Semaine de la santé mentale de l’ACSM

mai 7, 2021

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Cette année, la Semaine de la santé mentale de l’ACSM nous invite à « parler pour vrai » en encourageant les Canadiens à accueillir favorablement toutes leurs émotions, surtout en ces temps difficiles, les agréables comme les plus difficiles à vivre.

Le chef de la direction des Services médicaux de Rogers, Dr David Satok, et Tatijana Busic, psychologue clinicienne et spécialiste du stress, ont récemment fait équipe pour discuter de santé mentale, d’épuisement professionnel et des meilleurs moyens de renforcer notre résilience. Voici trois principaux points à retenir de la séance de Mme Busic :

1. Nous devons nous donner un répit

Il est tout à fait normal de reconnaître votre épuisement, votre stress ou une forme de dépérissement en raison de la COVID‑19. Ce que nous ressentons est tout à fait normal et attendu, compte tenu de tout ce que nous avons vécu au cours de la dernière année. Notre système nerveux sympathique, soit celui qui déclenche la réaction du corps face à des situations stressantes, a été surchargé, ce qui nous a fait sentir cet isolement.

2. Pour éviter l’épuisement professionnel, il est essentiel de prendre du temps pour soi-même et d’exercer la pleine conscience dans nos activités quotidiennes.

L’expression « épuisement professionnel » a été sur toutes les lèvres pendant la COVID‑19, mais que signifie-t-elle? Mme Busic a mentionné que le désintérêt à l’égard des activités qui vous intéressent normalement (qui se manifeste comme une faible motivation au travail) et une augmentation d’habitudes malsaines comme la frénésie alimentaire ou la consommation excessive d’alcool sont peut-être autant de signes d’épuisement professionnel. Elle a suggéré que l’exercice, le sommeil et la nutrition jouent tous un rôle important dans la lutte contre l’épuisement professionnel et le renforcement de la résilience.

Il est également essentiel de rester en contact avec les autres pour parler de ce que vous ressentez, qu’il s’agisse d’amis, de collègues, de membres de la famille ou d’un professionnel en santé mentale.

3. Si vous vivez avec la maladie mentale, c’est acceptable.

Même si bon nombre d’entre nous éprouvent de nouveaux problèmes de santé mentale, il est important de ne pas oublier les problèmes plus profonds. Selon Mme Busic, des sentiments comme la dépression peuvent parfois constituer une réaction normale à des situations pénibles. Mais lorsque la dépression transcende un événement précis, quitte à provoquer des sentiments d’incapacité, de détresse et de désespoir dans tous les domaines de votre vie, et à nuire à vos routines quotidiennes, la cause du problème peut être plus profonde. Dans un tel cas, Mme Busic recommande de consulter un professionnel en santé mentale.