Skip to main content

Utilisation d’une imprimante 3D afin de protéger les héros de première ligne au Canada.

Au cours de la pandémie, nos premiers intervenants et nos travailleurs de la santé ont travaillé sans relâche pour aider les Canadiens d’un océan à l’autre. Pour les soutenir pendant cette période sans précédent, des bénévoles de partout au pays ont utilisé leur expertise, leurs imprimantes 3D personnelles, en plus de leur temps, pour produire l’équipement de protection individuelle (EPI) employé en première ligne pour lutter contre la COVID‑19. Ian Tremblay, un membre de notre équipe de l’Expérience client, est l’un de ces bénévoles; voici son histoire.

Le désir d’Ian d’aider tire sa source de sa passion pour les trains miniatures. « Je me suis procuré ma première imprimante 3D il y a environ un an afin de m’amuser à modéliser et à imprimer des maquettes », mentionne-t-il. Lorsque la pandémie est arrivée, il a réalisé qu’il pouvait faire de son passe-temps quelque chose de profitable pour de nombreux Canadiens. « Mon frère regardait la télé lorsqu’un segment portant sur la façon dont les imprimantes 3D étaient utilisées afin d’imprimer des visières de protection pour les travailleurs de la santé qui traitent des patients atteints de la COVID‑19 a été diffusé, explique Ian. Il m’a alors appelé et m’a dit : « Ian, tu pourrais faire ça aussi! Après quelques recherches rapides en ligne, j’ai trouvé des modèles simples et j’ai commencé à les imprimer! »

Nous avons demandé à Ian de nous raconter comment l’impression 3D a aidé les premiers intervenants au Canada et les personnes dans le besoin au cours des derniers mois.

Nous avons entendu parler de votre inspiration quant à la production d’EPI et de la façon dont vous vous êtes lancé dans cette aventure. Maintenant, où en êtes-vous quant au processus de distribution de l’EPI que vous avez conçu?

Au début de la pandémie, j’ai conçu et donné 100 à 200 visières de protection pour le visage à mon médecin de famille. Ce dernier a ensuite assuré la coordination de la distribution afin de les faire parvenir à des médecins de la région, à des résidences pour personnes âgées ou à toute personne dans le besoin. Peu de temps après, il a publié un gazouillis en réponse à l’appel de Hayley Wickenheiser demandant de faire des dons d’EPI au groupe COVID-19 Canada (ConquerCOVID19); mes visières de protection ont alors été remises sous forme de dons dans le cadre de cette initiative. Voilà comment tout a commencé. Et ainsi, entre mars et la fin juin, j’ai imprimé et donné un peu plus de 1 500 visières de protection.

Comment avez-vous pu financer l’impression de ces visières?

Il s’agit là d’un véritable effort collectif. J’ai financé personnellement les 200 premières visières, et le reste de la production a fait l’objet d’un financement par des donateurs. Après le don effectué auprès de ConquerCOVID19, j’ai publié un message sur Facebook afin de solliciter des dons pour la production de mes visières. Moins de 24 heures plus tard, j’étais submergé de messages avec des promesses de dons. Chaque visière a un coût de production d’environ 2 $, et je me suis fait un devoir de demander à chaque donateur à qui ou à quel établissement il souhaitait faire don de ces visières : maisons de soins de longue durée, salons funéraires, médecins de famille, etc.

Où vos visières ont-elles été distribuées?

Au début, la majorité des visières étaient destinées à des médecins, dont environ 200 à des médecins de Toronto qui venaient en aide aux sans-abri et travaillaient dans des refuges. Par la suite, ce sont surtout des gens qui ont communiqué avec moi, qui souhaitaient faire un don et envoyer de l’EPI à des endroits précis. Je les imprimais et eux venaient les récupérer à un lieu de rencontre de façon à être en mesure de garder nos distances.

Voici quelques exemples : une collègue de Rogers a communiqué avec mois alors que sa grand-mère se trouvait dans une maison de soins de longue durée; elle souhaitait obtenir 100 pièces d’EPI sous forme de dons. Sa sœur est infirmière dans le service de maternité d’un hôpital et voulait faire don de 200 pièces d’EPI au service, je me suis donc attelé à la tâche afin de fabriquer des visières bleues et roses pour bébés. Peu importe, où et quand cet équipement était nécessaire, l’unique chose qui comptait était d’aider. 

Combien de temps faut-il pour fabriquer chaque visière et combien en avez-vous fabriqué?

Alors, l’imprimante que j’utilise produit en paires; la production de chaque paire prend environ 2 heures et 15 minutes; une période de pause est nécessaire par la suite pour laisser refroidir l’appareil. J’ai fini par acheter deux autres imprimantes pour accélérer le processus, ce qui m’a beaucoup aidé.

Que diriez-vous à une personne qui souhaite contribuer davantage à sa communauté pendant la pandémie de COVID‑19, mais qui ne sait pas par où commencer?

Adressez-vous à votre médecin, au personnel de la résidence de personnes âgées de votre localité, à des organismes sans but lucratif ou à des organismes caritatifs afin de savoir si ces derniers ont besoin d’aide. La pandémie de COVID‑19 et le « confinement » à la maison, combinés au fait que Rogers nous a donné la souplesse nécessaire pour travailler à la maison, tout cela m’a permis de bien utiliser les imprimantes 3D et de vraiment apporter ma contribution.

La pandémie de la COVID‑19 a bouleversé la vie et les habitudes des Canadiens. Pour bon nombre d’entre nous, le côté positif de cette période difficile, ce sont les gestes incroyables de gentillesse, de soutien et d’entraide dont nous sommes témoins tous les jours. Comme l’a dit Ian : « Nous pouvons tous faire quelque chose pour aider. »

Soutenir les contributions personnelles comme celle d’Ian pour sa communauté.

L’une des façons dont Rogers aide à faire d’ici un meilleur pays.